Affiches / Posters / Dépliants / 2023

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Olivier Garraud / auto-édition

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Au croisement de plusieurs imaginaires, le travail d’Oliver Garraud interroge les lignes de partage d’un même lieu, celui de la feuille. Collision entre de l’intimité d’un médium longtemps dit « préparatoire » et de la sphère publique, des opinions omniprésentes, le trait de l’image comme du texte plastique insuffle ici une réflexion critique sur les contradictions et les maux des sociétés urbaines. L’artiste joue avec les codes de représentations. Teinté d’un humour noir comme l’encre du posca, le travail mêle emprunts à la culture élitiste (références à la peinture de genre, à l’hypergraphie et méca-esthétique lettriste, à l’art minimal) et populaire (bande-dessinée, slogans de publicité, industrie télévisuelle et domestique, société du divertissement, iconographie du quotidien, réseaux sociaux, science-fiction etc. …). Oliver Garraud se saisit d’un outil d'action directe, le dessin critique, pour ériger une réalité, elle, de moins en moins tangible. Cet emboitement d’espace, d’iconographies et d’énoncés, dont le sens émerge souvent dans un second temps, révèle une puissante force narrative, autant qu’une économie réticulaire, (l’usage du crayon) proche du do it yourself.


At the crossroads of several imaginary worlds, the work of Oliver Garraud questions the dividing lines of a single place : the sheet. Collision between the intimacy of a medium long said "preparatory" and the public sphere, the line of the image as of the plastic text instills here a critical reflection on the contradictions and the evils of urban societies. The artist plays with the codes of representations. Tinged with a black humor like the ink of the Posca, the work mixes borrowings from the elitist culture (references to genre painting, hypergraphy and lettrist mega-aesthetics, minimal art) and popular (comics, advertising slogans, television and domestic industry, entertainment society, iconography of the everyday, social networks, science fiction etc. ...). Oliver Garraud seizes a tool of direct action, the critical drawing, to erect a reality less and less tangible. This interlocking of space, iconography and statements, whose meaning often emerges in a second time, reveals a powerful narrative force, as much as a reticular economy, (the use of the pencil) close to the do it yourself.